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L’exégèse du Coran - Tafsîr al-Qurân

L’exégèse du Coran - Tafsîr al-Qurân

Le commentaire du Coran est ce qu’il y a de plus important pour avoir une bonne compréhension du Livre d’Allah ta‘ala. Ce blog vous propose la plus grande compilation en ligne des plus grand Moufasirin. Abonez-vous a notre Newsletter afin d’être tenue au courant des nouveautés. Baraka l-Lahou fikoum.


Il se peut que vous détestiez quelque chose alors que c’est un bien pour vous !

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Il se peut que vous détestiez quelque chose alors que c’est un bien pour vous


Ibn Qayyîm Al-Jawziyyah

 


Allah ta’ala dit :


« Il se peut que vous détestiez quelque chose alors que c’est un bien pour vous. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est néfaste. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »

(Sourate At Tawbah verset 90)


Dans ce verset se trouvent des sagesses, des secrets et de nombreux intérêts pour le serviteur. En effet, si ce dernier sait qu’une chose détestable peut engendrer un bien, et qu’une chose aimée peut engendrer un mal, il saura qu’il n’est pas à l’abri d’un dommage qu’engendrerait un événement heureux, de même qu’il ne désespérera pas de voir un événement heureux résulter d’une situation dommageable, étant donné qu’il ignore la tournure que peuvent prendre les événements. En effet, Allah ta’ala connaît l’issue de toutes les situations, chose que le serviteur ignore, ce qui implique les choses suivantes :


Premièrement : Rien n’est plus bénéfique pour le serviteur que de se conformer aux ordres d’Allah même si au début cela peut paraître difficile. En effet, les conséquences de l’obéissance ne sont que bien, bonheur, plaisir et joie, et ce même si l’âme répugne à obéir, car cela est mieux pour elle et plus bénéfique. D’un autre côté, rien n’est plus néfaste au serviteur que de transgresser les interdits, même si son âme a de l’inclination pour le péché et le désire, car les conséquences du péché ne sont que douleurs, tristesse, maux et malheurs.

Or, une des particularités de la raison humaine est d’accepter de supporter une douleur bénigne dans le but d’atteindre un plaisir intense et un bien prolifique. De même qu’elle est prête à éviter de succomber à un plaisir bénin en raison de l’intense douleur et du mal infini qu’il peut engendrer. La vision de l’ignorant se limite aux prémices sans s’attarder sur les conséquences des actes par dessus le voile de leurs prémices. Il aperçoit donc, au delà de ce voile, les conséquences bénéfiques ou néfastes de tel ou tel acte. Ainsi, il verra que les interdits sont comparables à un met délicieux mélangé à un poison mortel. Toutes les fois que la recherche du plaisir le pousse à y goûter, le poison s’y trouvant l’en dissuade. Il considérera que les ordres sont un antidote dont le goût est désagréable, mais menant au rétablissement et à la guérison. Toutes les fois que l’aversion qu’il a pour son goût le dissuade de prendre ce remède, les bienfaits qui s’y trouvent l’incitent à le consommer. Néanmoins, ces considérations nécessitent un surplus de connaissances par lesquelles les conséquences se distingueront des prémices. Elles nécessitent aussi une forte patience permettant à l’âme de s’habituer à supporter les difficultés jalonnant sa route qui le mènera au but. Si le serviteur perd patience et certitude, il ne pourra atteindre son but. Si sa certitude et sa patience se renforcent, toutes les difficultés lui paraîtront faciles à supporter, car il recherche par là le bien et le plaisir éternels.


Deuxièmement : Un des secrets du verset susmentionné est qu’il implique que le serviteur confie ses affaires à Celui qui connaît les conséquences de toute chose, se satisfait de ce qu’Allah choisit et décrète pour lui, en raison de l’issue heureuse qu’il espère.


Troisièmement : Le serviteur ne doit pas chercher à devancer Allah ta’ala dans ses choix, et ne doit pas faire de choix avant de L’avoir consulté. Il ne doit pas lui demander des choses au sujet desquelles il n’a aucune science, car il se pourrait qu’elles lui causent des préjudices fatals sans qu’il ne le sache. Le serviteur ne doit donc pas faire de choix, sans avoir consulté Allah, mais doit plutôt l’implorer pour qu’Il l’aide à faire le bon choix et accepter ensuite le choix d’Allah. Rien n’est plus bénéfique pour lui que cela.


Quatrièmement : Si le serviteur confie ses choix à son Seigneur et se satisfait de ce qu’Il choisit pour lui, Allah lui donnera la force, la volonté et la patience dans la réalisation de ce choix divin. Allah éloignera de lui les dangers qui guettent habituellement les choix personnels du serviteur. Allah lui fera prendre conscience des conséquences bénéfiques de Son choix pour lui, conséquences auxquelles il ne serait jamais parvenu s’il s’était contenté de ses propres choix.


Cinquièmement : Ce verset soulage le serviteur des réflexions épuisantes causées par l’embarras du choix, et vide son cœur de toutes les suppositions et hypothèses qui ne font qu’aggraver sa confusion, alors que de toute manière il ne peut échapper au décret d’Allah. S’il se satisfait du choix d’Allah pour lui, il méritera louange, reconnaissance et grâce divine lorsque le décret d’Allah l’atteindra, car il s’est contenté de son propre choix. Lorsque le serviteur confie réellement ses choix à Allah et s’en satisfait, Il l’entourera de Sa grâce et de Sa douceur. La douceur d’Allah le protègera de tous les dangers et Sa grâce l’aidera à supporter le destin.


Lorsqu’une destinée défavorable s’apprête à se réaliser, tenter de l’éviter par tous les moyens est un des facteurs les plus efficaces pour sa réalisation. Et rien n’est plus bénéfique pour le serviteur que de se soumettre au destin et de rester inanimé face à lui, comme un mort, car le fauve répugne à consommer de la charogne.

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